Nouvelles de Ritana 29/09/2015

Un dernier espoir, en fait le seul...

 

Voilà encore une solution qu'on croyait avoir trouvé et qui se révèle impossible. Contrairement aux coups de téléphone donné par notre ami Zoran et David, nous ne pouvons pas passer en Bosnie par la douane de Zupanja. Hier nous y avons été refusé.

La policière ici présente comme son collègue ont beau eu avoir envie de nous laisser passer, pas question, le chef de la douane refuse. Il nous renvoie lui à 100 km plus à l'ouest à la douane de Gradiska ce qui nous fait 200 km de détour. En plus il s'avère que si nous passons en Bosnie, nous risquons d'y être pris au piège également, car rien ne prouve que la Serbie nous laissera rentrer là-bas, toujours ce fameux soucis de présence vétérinaire en douane.

Donc voilà, on doit aller par le seul passage possible de Croatie en Serbie, la douane de Bajakovo, où sont campés de nombreux migrants et où la situation est en crise. Le comble pour nous, cette douane avec service vétérinaire est sur une autoroute avec aucun autre accès routier.

Mais la chance nous sourit, en effet l'hospitalité Croate est la plus chaleureuse et effective que nous avons pu expérimenter jusque là. Hier après ce passage raté de frontière nous avons trouvé refuge à Bosnjaci chez la famille Jovanovac, des agriculteurs comme nous. Partage de la fête du Maïs, cochonnaille et boissons à volonté et une farouche envie de nous aider et comme toujours ici en Croatie les cadeaux pleuvent.

Ce matin, nous sommes allés avec le père et Willy un voisin, emmenés en voiture rencontrer le vétérinaire de Zupanja pour tenter une médiation avec la douane afin d'éviter ces 200 km de détour. Rien n'y fait, ni cette visite, ni celle que nous tentons encore une fois à la douane de Zupanja.

Seule solution possible, entrer en Serbie à Bajakovo. Alors pour contourner le problème de l'autoroute où se trouve la douane et le contrôle vétérinaire, nous avons décidé de la seule alternative logique. Nous allons demain prendre la direction de Lipovac, ville avant la douane. De là, grâce au réseau des amis de Adam notre hôte et maréchal de Zupanja, nous resterons deux jours. Un pour aller en douane se renseigner de tous les papiers qu'il faut pour les Comtois et Ritana, et l'autre pour chercher un transport routier pour l'équipage. Nous allons mettre Ritana la roulotte sur véhicule à plateau et les chevaux dans un van. Ainsi nous passerons la douane sur cette autoroute et nous nous ferons déposer 10 km plus loin à la sortie de Batrovci en Serbie. C'est la seule solution pour ne pas perdre plus de temps et de kilomètres.

Nous retrouverons ainsi rapidement le Danube et pourrons le suivre à nouveau, nous pourrons visiter Belgrade comme prévu et rejoindre la Roumanie ou la Bulgarie.

Mais nous commençons gentiment à intégrer de devoir nous attendre à tout et de ne plus trop se faire de fausse joie. Chose est claire, cela nous donne un avant goût des soucis que notre voyage peut nous amener, nous savons déjà qu'à l'avenir, surtout en Asie centrale, il va nous falloir rivaliser de demande de détails avant de choisir notre itinéraire, et parfois transgresser quelques règles pour certains passages comme l'a fait notre guide Sylvain dans ces pays. Choses dont je m'attendais certes, mas pas ici avant même d'être sorti de l'EU.

A bientôt

Ritana Team