Nouvelles de Ritana 26/06/2015

Bonjour à tous de l'équipage de Ritana, maintenant en Hongrie !!

 

Nous avons plein de nouvelles, tout le monde va bien, même si tout n'a pas été facile ces derniers jours, mais nous avançons et sommes heureux. Nous voulons aussi remercier Franz Sbovoda, il nous a suivi sur plus de 48 heures pour un article complet sur nous avec plus de 50 photos relatant la vie de roulottiers. Merci pour sa gentillesse, la bonne carpe façon Serbe au resto, et son intérrêt face à notre projet.

En quittant Vienne et le wagenplatz de Lobau, comme c'est souvent le cas, c'est un gymkhana pour sortir des prés ou des friches que l'ont squatte avec nos chevaux. Ce qui n'a pas manqué d'impressionner nos amis roulottiers qui ne pourraient jamais faire cela avec les leurs.

Puis nous nous engageons sur une piste normalement interdite aux chevaux, la Radweg 6 longeant le Parc National sur plus de 20 km. Ce fût un plaisir de traverser cela en 3 jours à cause d'une pause obligatoire. En effet durant ce chemin nous avons pu remarquer que notre hongre As, a une peur bleu du bruit des jets d'arrosage dans les grandes cultures. Il aura passé toute une nuit sans manger et à galoper en rond dans le parc sans dormir et se reposer. Le lendemain nous nous trouvons devant le fait accompli de faire l'étape la plus courte possible pour lui donner la chance d'un jour de repos. Aussi, entre friche et herbe sèche, nous les voyons parfois plus vite fatigués et nous sommes heureux de leur trouver ensuite un bon pré d'herbe grasse.

Notre permière étape nous amène à Schönau qui nous réserve une drôle de surprise et la rencontre de gens tellement fraternels qu'on s'est senti à la maison. Tout d'abord à peine arrivés, une dame en voiture se jette sur nous pour nous demander si l'on a besoin de quelque chose. Après avoir réclamé un pré et de l'eau, elle se présente comme la syndic (maire) de ce village et nous met à disposition un superbe pré communal, de l'eau, et bien d'autres cadeaux ensuite, nourriture pour les chiens etc. Annelore nous a reçu comme chez elle, et même pour le petit déjeuner.

Nous y avons rencontré aussi Ewald, un militaire de carrière attaché à la défense et diplomate dans la coopération militaire en Europe. Ce cavalier, se plait à sortir aussi souvent que possible avec son Norika (cheval de trait Autrichien), il prévoit même d'ici sa retraite de faire un voyage en roulotte dans le nord de l'Europe et en particulier la Pologne. Merci aussi à toi Ewald, tes bons conseils, ton aide en cas d'urgence, on sait qu'on peut compter sur lui en cas de pépin.

Le même soir nous dînerons chez Clara et Mirko, deux jeunes parents slovaques qui se passionnent pour notre projet.

Ensuite on prend le chemin de Eckartsau, traversant cette superbe réserve naturelle de 20 km de long, ce fût pour nous comme pour les chevaux des étapes de rêve.

A Eckartsau on est aussi reçu comme des rois chez Christian qui tient une ferme auberge. il nous aura même invité dans son resto et offert un bon repas. Franz Sbovoda nous y rejoint pour une énième séance photo.

Magnifique endroit pour un nuitée, belles images à graver en mémoire telle que cet arc-en-ciel en fin de journée.

Malheureusement, c'est là qu'on découvre la phobie d'As face aux bruits des jets d'eau, il n'aura pas eu de repos ni réussi à s'alimenter. Depuis, pour le désensibiliser, nous imitons le bruits des jets sur la route ce qui ne manque pas de lui faire lever la tête et les oreilles.

Du coup, le lendemain on le voit crevé et harrassé, aussi on doit faire au plus court, Stopfenreuth 15 km plus loin va nous permettre de faire un jour de pause et de rétablir notre Assou dans une herbe de choix. L'employé du parc national qui nous avait tout d'abord grondé d'avoir osé prendre cette piste durant les 20km se fera bien plus doux et gentil avec nous, il organisera même après un coup de fil à ses 3 directeurs, le droit exceptionnel de manger un pré entre deux digues ce dont nous n'avons pas eu besoin.

Ewald est revenu nous voir ici, après bien des discussions notre chemin se trouve modifié. Nous ne passerons pas par Bratislava et éviterons même les 15 km d'enclave Slovaque. Entre trafique intense et rigidité policière nous décidons de bifurquer au sud après Hainburg et entrer directement en Hongrie à Rajka.

Cette route nous a permis de découvrir l'arrière pays Austro-Hongrois, des cultures à n'en plus finir type kolkhoze, des collines magnifiques, une superbe route peu fréquentée qui nous mènera à Prellenkirchen.

Là, nous sommes reçus chez des amoureux des chevaux et aussi de la traction animale. Clarissa, Hans et Herbert se passionnent pour notre aventure et nous comblent de gentillesse.

En allemand juste pour Hans (sourires).

Ab jetzt jedesmal einen Satz auf deutsch speziell für Hans (hi, hi)

Da sind wir bei Pferdeliebhabern und Kutschenfahrern eingeladen. Clarissa, Hans und Herbert begeistern sich für unsere Abenteuerreise und empfangen uns mit viel Freundlichkeit.

Ensuite il est temps de quitter l'Autriche qui nous a ravi et tellement bien reçu. Direction Pama, Deutsch Jahrndorf, et enfin le passage de la Hongrie pour rejoindre Rajka. Cette étape nous a mené sur un chemin agricole durant les 26 km dans des cultures énormes, des champs dont les plus petits font bien 50 à 100 hectares.

Nous n'avons pas eu de possibilité de changer nos euros en Forint Hongrois, aucune banque dans les petits bled que nous traversons n'en avait en stock. Nous allons donc arriver avec des euros qui sont acceptés en région frontalière et changer dans la prochaine grande ville dans quelques jours.

Une fois arrivés à Rajka, nous sommes invités à rejoindre 3 km plus loin de la ville un camping où nous dit-on on trouvera un pré. C'est vrai, un loueur de Canoés nous indique un pré de plusieurs hectares, loin de tout et au bord d'une rivière après un kilomètre sur un petit de forêt. En fait il s'agit de l'emplacement d'un technival où les festivaliers ont abandonné beaucoup de matériel de structure. Nous y sommes loin du monde, en pleine nature, et les premiers kilomètres en Hongrie nous montrent que nous entrons dans un pays magnifique et on se réjouis de découvrir leur culture. Ce soir là, notre indicateur d'étape nous aura enfin donné des rudiments de Hongrois pour nous débrouiller les prochains jours.

Bonne surprise, nous voilà enfin face à ce qu'on attendait de l'Autriche et que nous n'avons pas vu. Des attelages dans tous les coins. Hier soir déjà, un couple revenant des foins, ont fait un détour pour venir nous voir et admirer nos comtois.

En fait, même aujourd'hui on en a vu, mais au trot sans avoir eu le temps de sortir l'appareil photo, mais déjà cela nous réjouit de voir qu'ici on en croisera souvent puisque beaucoup travaillent encore avec des chevaux.

Ce matin nous sommes partis plus tôt, la chaleur recommence et les températures s'élèvent à nouveau. Nous faisons une jolie étape sur une toute petite route peu fréquentée et quelques kilomètres sur une chemin de digue mais qui n'étant pas tassé se trouve dûr à rouler. Nous rejoignons Dunasziget d'où nous vous donnons ces nouvelles, une place de rêve, un bon pré dans la nature au bord d'une rivière magnifique, solution proposée par la propriétaire d'un manège que l'on nous a indiqué. Le hongrois n'est pas si compliqué, nous arrivons assez vite à nous faire comprendre et nous remarquons quelques changements. Les gens ne posent pas les mêmes questions. Jusque là c'était : tu viens d'où, tu vas où, pourquoi, comment, etc. Ici on semble se moquer où on va, c'est d'abord l'envie de faire des photos à côté de nos chevaux et juste de connaitre d'où nous venons, mais à la limite, qui et d'où nous sommes ne semble pas être un critère d'un intérêt particulier.

Il fait très chaud et nos comtois peuvent profiter de prendre un bon bain après avoir bien chassé les crocodiles de bons coups de sabots dans l'eau.

Voilà pour les dernières nouvelles. Ah encore une chose, Irene va faire une aller-retour en Suisse du 13 au 18 juillet. Soit nous trouvons un endroit capable de nourrir les chevaux durant tout ce temps là, soit je continue la route et Irene rejoindra Ritana où elle se trouve. Donc, la porte reste ouverte car je n'ai toujours pas trouver de groom ou de copilote pour ces jours-ci. Si quelqu'un s'intéresse de faire cette semaine à bord de Ritana, la possiblité est de venir à Budapest et ensuite prendre un train pour nous rejoindre et pareil pour le retour. Nous sommes un peu à court d'idée et de possibilité autour de nos familles respectives.

Dans le cas où l'un ou l'une de vous peut et désire vivre cette expérience avec nous, vous pouvez nous joindre au numéro suivant 0043 688 97 29 704.

D'ici d'autres news de nous, nous vous remercions de votre fidélité à nous lire et vous envoyons nos meilleurs sentiments.

Irene et Martial