Nouvelles de Ritana 13/06/2015

Bonjour tout le monde !

Pfiou !! Chaud, chaud, le temps caniculaire de ces derniers jours nous oblige à prendre la route avant 06H00 et de faire des petites étapes, pas plus de 15 à 18 km par jour. Nous avons peiné à trouver une connexion valable pour venir vous donner des nouvelles, mais aujourd'hui c'est le cas et nous nous réjouissons de pouvoir partager avec vous les dernières péripéties de Ritana, d'autant que les nouvelles sont importantes.

Nous avons dû nous attarder à Rossatzbach-Turkentor chez Sandra et Thomas. As avait besoin d'être referré à neuf, il en a perdu un fer, donc ferrer à chaud, et nous ne pouvions l'assurer nous-même. La recherche d'un maréchal a été laborieuse, mais du coup elle nous a permis de rencontrer "une" maréchal-forgeronne d'origine Suisse et très douée en orthopédie équine. Athénaïs Langendorf nous a impressionné, nous lui devons beaucoup, elle nous a même organisé une nouvelle commande de deux jeux de fers neufs, clous, pointes tungstène, qu'elle nous livre deux jours plus tard sur le route à une autre étape. Merci à toi Athénaïs...

Même As, profitant de sa douceur de femme, se repose avec confiance sur son épaule, il nous a fait bien rire.

Mais la nouvelle la plus inattendue est encore toute autre. Nous avions donc placé Rudi à cause de ses fugues ingérables durant notre chemin. Nous carressions l'espoir de pouvoir accueillir un nouveau chien, jeune, à former, pour devenir un vrai chien de garde pour la sécurité de Ritana, ses occupants et les chevaux. Nous en avons appelé à "l'Univers", la synchronicité nous ayant toujours réussi jusque là, et cette pause forcée à Rossatzbach nous a permis de rencontrer Madame Fuchs. Elle travaille pour un organe de sauvetage de chiens, le "hundenothilfe" de la région. Elle avait à placer comme par pûr hasard, le dernier d'une portée de berger-allemand croisé. Elle vient sur place nous le présenter, il a le profil psychologique et morphologique d'un très bon chien de travail, nous n'hésitons pas bien longtemps, à peine 15 minutes et nous signons le contrat d'accueil de ce chiot de 8 semaines. Waldo, à rejoint l'équipage de Ritana en date du 9 juin 2015.

Waldo s'est très vite intégré à son nouveau mode de vie de roulottier. Il garde déjà, il est propre d'office, passe ses nuits sans déranger, il s'intéresse à tout, n'a peur de rien, ni de l'eau ni de la ville, il semble avoir la maturité d'un chien de 6 mois.

Le 11 juin nous repartons après avoir vécu embrassades et aurevoirs de Sandra que nous remercions encore pour son accueil. En fin d'étape, les chevaux fatigués et accablés par la chaleurs nous ne trouvons aucun accueil et nous campons en sauvage le long de la digue que nous suivons. Cette portion de la Radweg 6 est magnifique, 20 km de réserve naturelle, et nous apprécions la tranquilité de l'étape du soir aux abords de Traismauer.

Le 12 juin, toujours le bonheur de cette piste euro-vélo-route 6. Des km de nature, sans voiture et l'ombre des arbres sur le chemin. Comme nous partons un peu tard, vers 7H00 et qu'il fait déjà 25 degrés, nous nous arrêtons 11 km plus loin à Zwentendorf à 9H00 sous un soleil de plomb et plus de 38 degrés à l'ombre. Nous posons Ritana et parquons les chevaux devant l'entrée de la centrale nucléaire de Zwentendorf. Le lieu est magique bien qu'on y trouve peu d'ombre, mais son histoire et la proximité du Danube nous plaît à camper ici. En effet, fin des années 70, cette centrale nucléaire fraîchement terminée ne se verra jamais mise en route. Une votation régionale des habitants en a décidé autrement. C'est devenu un musée qu'on visite par cars entiers, et un magasin de pièces détachées qui se vendent peu à peu.

Le contrast du chemin de la journée et de l'arrivée.

Aujourd'hui le temps est aussi prévu très chaud, on prend les devants, on se lève plus tôt et partons à 6H00. Encore une belle étape de la radweg 6 sans voiture, par contre des surpises on en a déjà eu, des barrières, des travaux, mais devoir faire demi-tour pour une cantine de fête en plein sur la voie de la véloroute cela on ne l'avait pas encore vu.

Nous trouverons le moyen de contourner cette obstacle grâce à 1 km de détour, comme toujours et même parfois même plus long. Ensuite nous rejoignons Tulln, dernière ville importante avant Vienne. L'entrée au centre ville au bord du Danube est mémorable et nous ne laissons jamais les passants indifférents.

Entre jardins de roses et de lavande, nous sommes surpris de devoir traverser les gradins d'un théâtre à ciel ouvert, encore heureux aucune représentation est en cours.

En sortant de la ville, toujours sur la radweg 6, nous nous inquiétons de ne pouvoir trouver un post d'arrêt et nous roulions depuis 4 heures de temps. Toutes les digues sont fauchées et la ville n'offre pas de friche. Finalement, à la sortie nous trouvons le luxe que nous n'attendions pas, une digue avec replat, non fauchée et avec bonne herbe, tout cela à l'ombre de très grands arbres.

Les voisins, un camp privatif de villas, nous reçoivent avec plaisir et nous offrent de l'eau, de faire une lessive chez une autre, enfin comme toujours ici en Autriche, l'accueil est tel que nous nous sentons très bien ici. Certes, nous avons connu des gens magnifiques partout, en France comme en Allemagne, mais l'accueil Autrichien est tout de même plus spontané et plus naturel, à l'image de Wolfgang à Zwentendorf, qui de suite et spontanément, nous ramène un pack famillial de glace et des bières. Athénaïs notre maréchal nous l'a confirmé, à Vienne nous n'aurons aucun problème en ville avec notre attelage, il y a une culture du respect de la circulation équine dans cette ville et c'est même le cas partout sur les routes.

Bref, c'est pas pause pour tout le monde, on est tous assomé par la chaleur !

As et Altesse se reposent et mangent à l'ombre et Waldo montre aussi ses propres signes de fatigue.

Irene par contre, décide de se rafraîchir dans les eaux boueuses Danuboises.

Nos prochaines nouvelles seront de Vienne, merci encore à tous ceux qui nous lisent et nous soutiennent, même de vos fraternelles pensées, la chance qui nous accompagne au jour le jour nous montre bien la bienveillance que vous avez sur nous.

Bises de nous, Irene et Martial