Nouvelles de Ritana 09/07/2015 (Révisé)

Coucou tout le monde !

Nous nous devons de vous remercier. Le nombre de visites sur notre blog a explosé, nous avons gagné la première place sur le moteur de recherche le plus communément utilisé, c'est un intérêt qui nous va droit au coeur.

Encore quelques petites nouvelles :

Aujourd'hui nous sommes en pause à Karvany nad Dunajom en Slovaquie. Il nous fallait une pause à nous et aux chevaux. Le rythme que nous oblige la canicule nous laisse peu de chance de repos. Ici c'est enfin possible. D'une part nous sommes accueillis chaleureusement par le maire et les habitants de ce petit bourg d'un peu moins de 800 âmes. D'autre part, l'orage d'hier soir et la température plus clémente de ce jour nous donne la chance d'un bon repos, sans taons et autres insectes. Le pré d'un demi hectare fourni par le maire est généreux et ombragé. De plus Ritana demande quelques réparations : les branches d'arbres des petits chemins forestiers ont eu raison de nos retroviseurs, les amortisseurs avant nécéssitent un raffermissement urgent, quelques autres bricoles importantes sont à faire, ainsi que de revoir le ferrage des antérieurs d'Altesse.

Nous allons baisser le rythme de nos étapes ces 4 prochains jours. L'accès à une gare pour le départ d'Irène, la réception d'Angela et deux amies du Wagenplatz de Vienne, et le temps de retrouver des compléments alimentaires pour nos comtois, sont autant de raisons de ralentir le rythme et de se trouver au plus près de Esztergom en Hongrie, lieu de ces échanges de passagers pour Ritana.

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil dans une fraîcheur tant attendue de 23 degrés, un accident s'est produit qui va aussi demander un peu de repos. Waldo notre futur chien de garde que voici

s'est trouvé avec un besoin de vomir. Je le prends sous le bras pour le sortir et mes orteils restés coinçés dans l'escabot métallique me font plonger lourdement sur le sol un mètre plus bas. le bémol est que Waldo s'est trouvé dessous à amortir ma chute. Résultat : une patte douloureuse pour Waldo mais sans trop de mal, un métatarse hors service pour moi, dommage, c'est le pied droit avec lequel je dois assurer le freinage.

Le pré fourni par le maire est magnifique. L'emplacement est intéressant même si le décor est triste et de type morbide. Nous sommes à côté d'une usine de l'époque soviétique, abandonnée, investie et pillée, elle ressemble à un décor d'après guerre. Mais nous sommes au bord du Danube, on peut s'y baigner, et il y a un seul bar mais offrant internet dans ce village.

 

Juste à côté, il y a cependant une magnifique place financée par l'europe, avec des infrastructures festives et des WC publiques.

A propos de WC publiques, la culture hongroise et slovaque nous surprend un peu. Dans ces deux pays, même dans le plus select restaurant, les WC ne possèdent jamais de clé ou de loquet de fermeture intérieur. Vous êtes donc toujours à la merci d'un intrusion imprévue à moins de bloquer ou retenir la porte.

Ces bâtiments industriels post soviétique totalement abandonnés vous en trouvez partout et en grands nombres. Pour les plus intacts, ils sont parfois loués ou achetés par des entreprises étrangères, sinon c'est l'abandon et le pillage garanti.

Les communes, même les plus petites, vivent la reconstruction à visée européenne. C'est emprunt d'espoir et de nombreux projets de toutes sortes, il faut dire que le tourisme lié au Danube et à l'euro-véloroute R6 est ici le gage d'une future prospérité attendue. Même si le décor des rues avec des passages anarchiques de fils de téléphone et éléctrique datant des années 60 nous dépaysent autant que les maisons en état douteux, le volonté populaire est bien de trouver à terme une autre ambiance et un autre niveau de vie. Ce qui ne manquera et je tente de le leur dire, c'est que l'alignement ne se fera pas sans celui de la perte de certaines libertés.

Ce passage de notre périple entre hongrie et slovaquie nous ravit et nous enchante. La population et les autorités nous reçoivent avec tant de simplicité, d'éfficacité et de gentillesse, nous sommes vraiment heureux de les rencontrer.

Je ne connais pas d'autre pays européen où le policier me demande de monter derrière lui sur sa moto, et sans casque, pour aller chercher ensemble le meilleur coin pour notre étape.

A bientôt sur d'autres lignes

Irene et Marti