Nouvelles de Ritana 04/05/2015

Chers Amis, chères Familles, chers visiteurs

Nous sommes en ce jour du 4 mai aux portes de Regensburg. Notre voyage se passe bien. Nous sommes heureux et nous ne rencontrons aucun problème majeur. Quelques jours de pluie mais il fait chaud. Nos comtois nous étonnent toujours plus, leur motivation est intacte et en fait, nous nous rendons compte que nous commençons seulement à les connaître après 6 mois de voyage. Ils ont pris un rythme de travail parfait, ils tirent ensemble et jouent encore après les étapes, même les plus dûres qu'on leur impose.

Voici ce que nous aimerions partager de nos dernières étapes :

Ces derniers jours nos étapes se succèdent par de beaux chemins au bord du Danube et l'une d'elle le 29 avril nous mène à Bad Gössing où un gentil paysan nous propose un pré naturel à côté de ses moutons. Le lendemain matin Corinna et sa fille Johanna nous rendent visite, ce sont des bergers ovins qui mangent les bords du Danube avec leurs moutons. En passant dans son village de Eining le jour même elle nous offrira de passer les revoir si notre retour se fait par la même route, comme beaucoup de monde, elle nous a offert aussi du bon pain Bio et du saucisson de leur production.

Notre recherche de solution pour la nuit nous mène à Weltenburg où on nous autorise un pré entre parking de touristes pour visiter le monastère et leur terrain de foot municipal. Belle herbe fraîche naturelle, une bien belle étape. En effet nous vivrons ici plusieurs choses amusantes et même un jour de pause.

L'une des choses inattendue, c'est de partager notre nuitée habituellement isolées et sauvages avec d'autres voyageurs mais d'un autre style.

Ensuite, les villageois nous convient à fêter leur arbre de mai. Nous comprenons qu'il s'agit de l'élévation d'un de ces mâts qui ornent tant de villages dont on se demandait la signification.

Nous apprendrons plus tard que cette coutume permet de fêter le renouveau de l'année, la promesse de la prospérité printanière. En fait ce sont les corporations d'artisans et les associations villageoises, sportives ou autres, qui financent et organisent ces fêtes. Les vols sont fréquents, en effet, culturellement se faire voler son arbre de mai et la honte pour un village qui parfois les font garder la nuit à tour de rôle. Pour nous, c'est l'occasion de faire un jour de pause après cette fête, et de comprendre que les Bayernois ne perdent pas une occasion de faire la fête et de boire de la bière. Après avoir croisé des cabannes d'association de chiqueurs de tabac ou autres fêtes originales, ils trouvent toujours une bonne raison de remplir les verres de bière, qui sont très bonnes dans cette région, et c'est pas Irene qui va dire le contraire.

Comme dans ce village de Weltenburg cela faisait 20 ans qu'ils n'en avaient pas dressé, cela a donné une grande fête et le discours s'impose.

Le premier mai nous ferons donc pause ici pour nous remettre de cette soirée et laisser reposer nos comtois

Le 2 mai nous passons la ville de Kelheim, courses au super-marché, et nous comprenons que c'est depuis ici que le Danube devient navigable. que ce soit plaisanciers ou péniches de transport, notre route croise alors ces voyageurs flottants que ne manquent pas d'observer avec étonnement nos comtois.

Nous sommes à Unterirading, encore une pause pour le ferrage complet de nos chevaux, demain nous traverserons par le sud la ville de Regensburg, Passau et l'Autriche approche à grands pas et à un petit trot de là. Nous vous saluons bien tous, pensons fort à nos amis, Florence et Alain, Babette et Sophie qui nous manquent. Aussi à Denis et Régine de Balaiseaux, merci de nous avoir si bien conseillé sur le choix de nos chevaux, As et un roi sur lequel on peut compter, Altesse une fière concurrente dans les montées.

Nous avons terminé nos lectures du soir des livres qui nous ont été offerts, en effet, Sylvain Tesson et Bernard Olivier qui nous ont précédé sur les chemins de l'Asie centrale nous en apprennent beaucoup et nous retenons les leçons les plus utiles, même si notre route différera de la leur.

Salutations, Irene et Martial