Nouvelles de Ritana 02/08/2015

Coucou tout le monde !

Nous sommes en pause 24H00 à Vác pour la pleine lune, après 5 jours de marche comme nous le faisons habituellement. 

Bonne nouvelle et d'importance, As ne s'est pas remis à boiter, il tient le coup sans problème et leurs deux semaines de vacances à Esztergom se ressent dans la motivation incroyable qu'ils ont au travail, et je pense aussi, contents de repartir sur la route trouver des prés d'herbe fraîche et variée plutôt que le foin qu'ils ont eu durant ces quinze jours. Mais faut-il le préciser, nous avons recommencé par de courtes étapes de maximum 3H00, maintenant les choses sérieuses vont pouvoir reprendre, de plus il fait nettement moins chaud, on dirait que la canicule nous offre une pause ou se voit disparaître.

Ces derniers jours ce sont passés comme suit :

De Esztergom, descente en tracteur de Ritana de la colline et les chevaux à pieds

Puis retour en Slovaquie en traversant le Danube pour deux étapes, la première à Kamenica où nous n'avons pas eu de difficulté à trouver un pré.

Une agréable surprise durant ces derniers jours, l'harmonie des chevaux au travail est excellente, nous n'avons plus besoin de pousser Altesse elle tire comme une cheffe, et nos deux Comtois sont très à l'écoute et sensibles de bouche, une précision et une réactivité aux guides des plus étonnante.

L'arrière pays de Sturovo que nous devons contourner sur 15km est magnifique, une succession de collines d'un paysage envoûtant !

Nous renouons aussi avec le bon accueil et les sourires et félicitations sur la route. Chose qui se faisait rare dans la première partie Hongroise de notre trajet. Même si nous n'avons jamais eu à nous plaindre de l'accueil pour les étapes, nous nous sentions parfois de trop sur la route.

Lors de notre seconde journée, après avoir repassés la douane Hongroise et à la recherche d'un pré pour une étape sauvage au bord de la rivière Ipoly, nous sommes tombés sur un troupeaux de buffles et de zébus, dommage qu'on aie pas pu trouver le proprio pour en acheter, le ragoût aurait été fameux.

Nous avons campé juste à côté et cette étape nous a réservé de bonnes surprises. Déjà non loin des pêcheurs avec leur caravane, ce sont des retraités de Budapest qui viennent chercher le frais dans cette contrée entre Letkès et Szob en pleine zone naturelle, des gens merveilleux et attentionnés. Puis un type débarque avec un gros 4x4 pour voir les chevaux, il en a lui-même et travaille comme forestier bûcheron avec ses chevaux. Le lendemain matin il nous apporte 25 kg d'avoine en cadeau et une bonne cuvée du coin pour nous.

L'étape d'après à Zebegeny est incroyable. Nous nous retrouvons dans un village touristique où la Maire que je sollicite de notre Hongrois de base : "hegy darab légélö ?" (où trouvons nous un pré) ou alors "harol lovac enni tuduk ?" (où est-il possible de faire manger nos chevaux), elle nous indique alors que la mairie dispose d'un pré avec un ruisseau à cet usage, pour toute personne voyageant avec des chevaux.

Le voisin est un retraité qui nous comblera de cadeaux pour nous et les chevaux, carottes, pain, eau-de-vie, lait etc. Dans le village le soir nous profiterons d'une animation culturelle Indi qui retrace la vie d'une peintre originaire de cet endroit et qui a vécu avec ses parents en Inde, puis d'un magnifique coucher de soleil sur le Danube en promenade avec les chiens.

Notre Waldo grandit à vue d'oeil, du haut de ses 4 mois et demi, il se fait déjà un très bon gardien et bien entendu il se plait à faire tous les exercices qu'on peut lui demander.

Nous repartons le lendemain de ce joli village plein d'espoir pour la suite, les chevaux vont bien, nous aussi, et cette partie de la Hongrie est plus accueillante.

Nous faisons encore étape entre Nagymaros et Kismaros, un pré négocié avec son propriétaire qui venait le faucher car il met en vente son terrain.

Sur la route nous trouvons une ancienne pompe des services du feu, hippomobile pour le déplacement et manuelle pour le pompage.

Nous voici à Vác, nous avons trouvé en pleine ville au bord du Danube un pré sauvage où les gens semblent y camper, faire des feux, tout cela en toute liberté, aussi sans rien demander nous nous y sommes installés et les bons retours du voisinage nous laisse penser que nous serons tranquille, et c'est le cas. Pause pour tout le monde, 2 clous remplacés à un fer d'As, nouvelles sur le blog, et "farniente" sur la plage.

Avec Facebook le monde devient encore plus petit, des amis de Viola, une dame qui nous avait donné son pré à notre arrivée en Hongrie, nous reconnaissent sur le message qu'elle avait donné de nous sur sa page, ils s'arrêtent et nous voici connu sans le savoir plus loin même que nous l'avions pensé.

A bientôt sur d'autres lignes, d'autres nouvelles, bises de nous

Irene et Martial

 

 

 

 

 

 

 

 

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